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Le territoire
 
 
 

Découvrir le Pays des Ecrins

 

Situé dans le nord du département des Hautes-Alpes, le territoire de la communauté de communes se superpose avec celui du canton de l’Argentière, ce qui confère à la structure administrative une certaine "réalité" humaine (bassin de vie). La commune centre, L’Argentière la Bessée, est à une quinzaine de kilomètres de Briançon et à 70 kilomètres de Gap. Elle compte environ 2500 habitants. La caractéristique première du territoire du Pays des Ecrins est sa forte et multiple hétérogénéité, conséquence d’un relief extrêmement marqué et des interactions anciennes de celui-ci avec l’Homme. L’hétérogénéité se retrouve dans le paysage, l’occupation humaine du territoire, la structuration hydrographique en de nombreuses vallées ; elle se perçoit également dans les variations saisonnières - au niveau du climat mais aussi de la fréquentation touristique ou des espaces utilisés. Elle est ainsi à la fois spatiale et temporelle.

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Confluence de la Gyronde (issue de la Vallouise) et de la Durance,
et limite historique du Briançonnais (muraille du Barry).

Une hétérogénéité spatiale...

A un premier niveau, le territoire s’appréhende par sa configuration en trois vallées : un axe de passage et deux axes de pénétration dans le massif.
La vallée de la Durance relie le Pays des Ecrins à Briançon puis l’Italie ou Grenoble au nord, et à Gap et au reste de la région PACA au sud ; elle constitue un axe de passage privilégié, et peut en ce sens être considérée comme la « vitrine » de notre territoire. St-Martin de Queyrières, L’Argentière la Bessée et La Roche de Rame sont les trois communes du territoire situées directement le long de la Durance.
Depuis cet axe principal, l’accès est facile vers la vallée de la Vallouise, la plus touristique, qui abrite les stations de ski hivernales et constitue une des portes d’entrée principales du Parc National des Ecrins, à partir du site d’Ailefroide. Cette vallée comprend les communes des Vigneaux, de Puy St-Vincent, de Vallouise et de Pelvoux.
Plus au sud, la vallée de Freissinières et le balcon de Champcella dominent la Durance de plus de deux cents mètres. Moins accessible, ce secteur est aussi moins fréquenté ; il ouvre à des vallées souvent très sauvages : Chichin, les Terres Blanches, Val Haute, Tramouillon...

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Ce schéma de base s’enrichit de complexités de détail : les vallées secondaires sont extrêmement nombreuses et offrent au territoire une vaste palette de milieux, de formations végétales, de configurations géologiques et, partant, de paysages. Des formations steppiques de la Durance ou de Champcella aux chênaies pubescentes du Montbrison, de la sapinière du Fournel aux mélézins de Vallouise, des clappiers de Freissinières au bocage de Pelvoux, les variétés d’usage, d’exposition, de substratum ou d’altitude entretiennent une importante hétérogénéité paysagère.
Cette richesse est protégée et gérée de différentes manières ; le Parc National des Ecrins s’étend notamment sur sept des neuf communes (dont près de 200 km² sont en cœur de parc), et les Sites d’Intérêt Communautaire (Natura 2000) couvrent également près de 200 km². Cependant, une tendance à l’érosion de cette diversité paysagère peut s’observer - notamment à proximité des fonds de vallées - avec l’embroussaillement de nombreux secteurs, en lien avec le recul de l’agriculture.

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Tête d’aval et tête d’amont du Montbrison, pic de l’Aigle et croix de la Salcette

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Le Pays des Ecrins : une forte diversité (cliquez pour agrandir)
BD CARTO ® BD ALTI ® - © IGN - PFAR CRIGE PACA 2000 - Conseil Régional PACA

L’occupation humaine est évidemment largement influencée par cette structuration physique et par la valeur, la qualité qu’acquiert par suite chaque point du territoire : de façon schématique, les points bas en fond de vallée sont les plus occupés, dans la mesure où les risques d’inondation ne sont pas excessifs ; dans ce dernier cas, les terrasses surplombant le lit majeur sont préférées. L’occupation des versants pentus est souvent liée à des activités plus spécifiques : pastoralisme, tourisme depuis quelques décennies. L’Histoire rend plus complexe ce modèle de base : la recherche de défenses a parfois fait préférer les hauteurs, la grande inondation de Rame a marqué un point d’arrêt à l’occupation de ce secteur, le refuge des Vaudois à Dormillouse a renforcé l’occupation d’un hameau extrêmement isolé, l’avènement de l’hydroélectricité à L’Argentière a entraîné la construction d’une ville ouvrière dans le lit majeur de la Durance, etc. Aujourd’hui, d’autres logiques conditionnent l’occupation de l’espace par l’Homme : à la maison de village mitoyenne est par exemple souvent préférée la maison individuelle sur vaste parcelle ; et les impératifs de la vie quotidienne, rythmée par les saisons plus ou moins difficiles, sont pour plus d’une construction sur deux supplantés par une logique de résidence secondaire, à usage de vacances. On constate alors une nette tendance à l’augmentation de la consommation d’espace.

... et temporelle

L’hétérogénéité est aussi présente dans le rythme saisonnier qui marque la vie quotidienne et l’occupation de l’espace. La position géographique du Pays des Ecrins, à la charnière entre Alpes du nord et Alpes du sud, entre climat montagnard et influences continentales et méditerranéennes, a pour conséquence de forts contrastes saisonniers : un été chaud, souvent sec, s’oppose à un hiver froid à très froid, avec une part importante des précipitations annuelles sous forme de neige. Les rapports de l’Homme à l’espace se modifient alors très sensiblement selon la saison, aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, le tourisme ayant tendance à renforcer la spécialisation saisonnière des espaces. Un exemple-type de cette dynamique est l’occupation « pendulaire » de Puy St-Vincent et de Vallouise entre l’hiver et l’été. D’autres secteurs, tels qu’Ailefroide, sont extrêmement fréquentés en été pour de multiples activités, et ferment complètement en hiver, ne retrouvant un peu d’animation qu’au printemps avec le ski de randonnée. Les rivières et falaises, qui traditionnellement n’avaient que peu de valeur intrinsèque, sont devenues de haut-lieux du territoire avec les sports d’eau vive et l’escalade ; l’hiver les fait retourner à leur anonymat tandis que les cascades font à leur tour l’objet d’une nouvelle toponymie liée à la pratique des glaciairistes, et deviennent le temps d’une semaine en janvier, les points de plus haute valeur du territoire.

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Les espaces de l’été Et ceux de l’hiver

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BD CARTO ® - © IGN - PFAR CRIGE PACA 2000 BD ALTI ® - © IGN - PFAR CRIGE PACA 2000

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BD CARTO ® - © IGN - PFAR CRIGE PACA 2000 BD ALTI ® - © IGN - PFAR CRIGE PACA 2000

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Le territoire du Pays des Ecrins, riche et varié, est ainsi marqué par cette hétérogénéité multiforme qui lui imprime un rythme spatial et temporel.
L’usage actuel de l’espace par tous, les aménagements qui y sont pratiqués, les politiques qui gouvernent son évolution, sont conditionnés par ce rythme et l’influencent en retour.

 
Publié le jeudi 1er juin 2006
Mis à jour le vendredi 4 janvier 2008

 
 
 
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